On-prem, cloud, hybride : comment choisir sans se tromper

Le cloud n'est pas toujours la bonne réponse. L'on-prem non plus. La question est : quoi, où, et pourquoi.

“Il faut aller dans le cloud.” Combien de fois j’ai entendu cette phrase ? Souvent prononcée par quelqu’un qui a une solution à vendre, d’ailleurs.

La réalité, c’est qu’il n’y a pas de bonne réponse universelle. Le bon choix dépend de ce que vous faites, de vos contraintes, et de vos moyens.

Les trois options, honnêtement

On-premises — Vous hébergez vos serveurs chez vous. Contrôle total, coûts d’investissement (Capex), nécessite une équipe et un local technique. Intéressant si vous avez des données sensibles, des besoins de performance stables, ou une équipe capable de gérer.

Cloud public — Vous louez l’infrastructure d’un fournisseur (Azure, AWS, OVH). Pas d’investissement, scalabilité, paiement à l’usage. Mais attention aux coûts qui explosent si on ne maîtrise pas, à la dépendance fournisseur, et à la souveraineté des données.

Hybride — Un peu des deux. Le cœur critique on-prem, le périphérique dans le cloud. C’est souvent le modèle le plus réaliste pour une PME/ETI qui a déjà un existant.

Les questions qu’il faut se poser

  1. Quelles données ? — Certaines ne doivent pas sortir. D’autres n’ont pas d’importance.
  2. Quel volume ? — Le cloud à la demande devient vite plus cher que du dédié si le volume est stable et prévisible.
  3. Quelle équipe ? — Le cloud demande des compétences spécifiques. Si vous n’avez personne pour le gérer, c’est un risque.
  4. Quelle croissance ? — Si vous grandissez vite, le cloud offre de la souplesse. Si vous êtes stables, l’on-prem peut être plus économique.

Le piège

Le piège classique, c’est la migration “lift and shift” — déplacer ses serveurs tels quels dans le cloud. On paie le cloud comme du on-prem, sans en tirer les bénéfices. Résultat : plus cher et moins bien.

La bonne approche, c’est de revoir l’architecture avant de migrer. Et de garder on-prem ce qui doit l’être.


Réfléchir à votre architecture IT ? Le diagnostic est le bon point de départ.